Fermeture d’un groupe Facebook de 10.000 membres

Un groupe à la croisssance fulgurante, qui comptait déjà 10.000 membres au bout d’un an 1/2 a été vidé en quelques jours en juin 2018 pour disparaître ensuite complètement des radars. Il était axé autour de la diffusion systématique de Fake News sur l’autisme. Il était question entre autres du « protocole Cutler » qui guérirait l’autisme dans 75% des cas, d’infections « froides » à éradiquer (théorie Chronimed), de médecins qu’on appellait « MagicDoc » ou « Chronidoc » et de DAN/MAPS.

groupe pour guerir de lautisme

Vous pouvez consulter la charte de ce groupe ici :

Infiltrée dans ce groupe Facebook, j’ai contacté plusieurs membres en questionnement par message privé dans l’espoir d’engager un dialogue et transmettre des informations complémentaires concernant des Fake News.

Ma démarche a été perçue comme une menace. La fondatrice du groupe, qui l’administrait avec une autre personne, a posté un message mensonger et diffamatoire à mon sujet, le 9 janvier 2018 dans l’espoir de me neutraliser durablement.

Mes tentatives de négociation pour le retrait de ce post visant à démolir ma réputation n’ayant pas abouti, j’ai porté plainte pour diffamation, juste avant l’expiration du délai de 3 mois, mais sans recourir à un avocat. Pour le procureur, l’infraction était constituée, mais la plainte a quand même classée sans suite sur la base d’un délai dépassé. Il ne s’agissait pas du délai de prescription (post du 9 janvier – plainte le 5 avril) , mais du délai de traitement administratif. Au final, malgré ma plainte, le contenu litigieux était toujours en ligne le 17 juin 2018 et classée comme diffamation privée. L’amende maximum dans ce cas est fixée à 38 euros. J’ai alors annoncé à l’auteure de la diffamation que j’allais ajouter des éléments à ma plainte, notamment les conversations hallucinantes qui avaient motivé mes messages privés. 2 jours plus tard, ce groupe de 10.000 membres était introuvable, après avoir été vidé de ses membres, mis à part les modérateurs, et un deuxième, plus restreint, est passé en mode secret.